(à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches, 1991)
laisser
des blancs, du blanc, de l'espace entre les images pour que l'oeil s'engouffre ou se perde. La trace, la marque, le signe, le lien doivent se faire discrets, afin que le travail se fasse,
que la lecture s'opère et donne vie aux lettres mortes. Que ce qui n'est plus moi devienne l'autre dans une reconnaissance, la renaissance. Travailler vers l'épure, le dense, la
réduction.
S'il faut choisir entre vivre et raconter, qu'on me laisse la vie ou qu'on me la donne dans l'ouverture du texte au blanc, pas celui des ratures à la mode, celui du néant, de l'interstice où se niche la vie, silence entre systole et diastole. Ceci est le coeur d'un homme et vous le faites battre.
février 08