On a chanté Ostende et les chevaux de la mer qui se ruent à l’assaut des promeneurs, les ports du nord, gris
métallique où traînent des souvenirs de cargos huileux, les dunes au ciel mêlées tristement indécises, les briques sales des maisons basses cachant de gros buveurs de bière rubiconds et des
femmes toujours en tablier. La jeunesse est dehors, adossée aux chambranles, accoudée aux deux roues, espoir d’ailleurs, les usines sont mortes et les parents hagards. On fume une cigarette, la
fumée monte dans le ciel, on lève les yeux en attendant le carnaval.
décembre 08