le crâne lisse oublie les souvenirs échevelés, les courses contre la pendule et les montrés du doigt, la vitesse des jours défile à la vitesse des nuits et les
nuits sans sommeil au sommeil sans nuit se préparent. Il reste l’énergie, le sourire, le défi, la grandeur dans la petitesse des regards évités, la joie de vivre encore, l’alcool des yeux aimés
et l’ivresse du lendemain qui a cessé de chanter. La gueule de bois dont sont faites les fuites, les fugues, l’harmonique chagrin d’une peau rétréci, l’envie de cuite, de suite, de nuits sans
lumière et de jours sans fards, sans fardeau, marcher droit dans les vagues vers une île rayonnante où les souvenirs deviennent cet éternel qu’ils ont toujours été, avant, après, toujours, le
même amour.
avril 09