La mort est un picotement malin, un doux frisson à la tombée du soir, un éclat de soleil couchant, la persistance rétinienne d’une forme, un souvenir de matière, la
mort est achèvement des sens, ravissement brutal, où le corps se détache du monde, à moins que ce ne soit le monde qui se détache du corps. C’est un passage, un état, un écart, presqu’une faute
de goût.
Juin 09