vent, terre, inventaire, dresser l'inventaire, dresser des mots comme on tresse un couronne, inventer des entrelacs, des empreintes pétries, pétrifiées, modelées sur ma chute, écrire le mouvement, la décomposition, poser l'instant comme on pose ses lèvres sur une palpitation afin de la retenir, d'en absorber le soulèvement et de le rendre au chant, chanter l'air plein du poumon qui se vide, souffler la buée sur la vitre de l'oeil qui me regarde respirer, travailler à la gouge affranchi du chanfrein, à pleine gorge, creuser le geste avec lenteur comme on pousse le sillon dans l'ouverture de la terre, caresser l'éphémère tout en lissant la trace, le tracé, le tracas de la glèbe entr'ouverte, le lacis, l'ici-bas. Ce qui restera à l'heure de l'inventaire.
octobre 2007