mon lit est en carton, je souffle sur mes doigts, les jours ne se comptent pas, ils ont cessé, le monde bouge vertical, pressé d'aller ailleurs sans me regarder, ma barbe a des morceaux de rue et des odeurs de bière, mes yeux plus clairs s'enfoncent dans la vitrine comme dans une boîte crânienne, on me chasse, ça dépend des vitrines, je ne proteste pas, je baisse la tête, docile, il 'y a qu'à attendre, et tendre, attendre...
décembre 2007