Je n'ai pas cessé d'embrasser du bois rugueux et tendre l'écharpe écorce de nos vies le vent joueur au cent refrains sur la peau de nos feuilles pleines. Pas encore retiré mes lèvres des multiples palpitations colorées pleines de sève de suc et d'or dans...
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Si seulement l'antimoine supprimait le clergé, nous donnerions aux ouvriers un jour de déprime de sécurité. Si au moins les contractuelles abolissaient le présent, nous rêverions d'îles aux trésors en forme de rouge à lèvres moite où les yeux de femme...
Lire la suiteDans le temple de la bouffoculture, j'erre les yeux grand ouverts, affamé de profondeurs et de terreurs d'homme libre. Qu'est-ce que tu vends? Appuyé sur un mur tourné vers le néon, ma bouche noire suffoque des bouffées plâtreuses comme le flanc d'une...
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Homme blanc beaucoup tiré cartouches Homme noir trop fatigué la terre Homme blanc assis beaucoup aimer la bière Homme noir allongé balance sur sa couche. Le coton fleurit rouge et blanc aux boutonnières des bayous. Homme noir aux gestes lents, usés. oct...
Lire la suiteJe n'écris plus, cela m'écrit. Les mots que j'habite pressent leur urgence à devenirs encrés. ils éclairent un instant la noirceur de ma nuit où je cherche à tâtons. Le sujet est absent et le motif exangue.
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The world is falling apart and nobody cares. You know that love should be there to caress your sweet skin, forgetting old age and blisters. The earth is shrinking, the air thinning, and all the animals counting their lasts. Why take your hand from my...
Lire la suiteje me souviens de l'eau claire des rivières, d'un ponton où nous plongions, d'une Loire fougueuse, des glaçons en hiver. Je me souviens des grandes révoltes de l'adolescence, du désir d'être vieux, mai 68 à la campagne, mon père la voiture chargée de...
Lire la suiteRegarde le vent agiter les graminées graciles flexibles. Il fait doux, mes yeux sont forts de ces couleurs pleines de sève, gonflées comme des gangues prêtes à éclore. La montagne là-bas vibre dans son enveloppe brumeuse, où la chaleur monte vers l'infini,...
Lire la suiteQuand je m'aurai fait un trou dans la boîte à images, ou pendouillé du pont où glissent les chalands, j'aurai de ma fortune dilapidé l'allant, silencieux dérivant du mitan au rivage où des formes étranges, de flottantes carcasses auront tendu les bras...
Lire la suiteJe suis le couteau, la blessure, caresse glacée sur la peau. Je suis l'aile brisée de l'ange, la gouge à redresser les âmes, palpitante, mystérieuse, étrange. Je suis de la mort un appeau flottant comme une attente sûre. Mai 90
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