Mon fils, comme c’est dur d’être aimé par des cons, comme disait le prophète satirique, comme c’est dur mon frère, quand tu ne crois à rien de porter la parole du rien vers l’écho médiatique du tout, de faire croire qu’exister sans croire est exister...
Lire la suiteLe bonheur, c’est une tranche de Bacon en pleine gueule, un DeKooning qui vous fonce dessus, le psalterion d’un Caldara, le lacrimosa du Requiem, les premières mesures de Little Wing et ses clochettes tranchantes comme une pluie d’été sur le toit. C’est...
Lire la suiteMes pas guidaient l’aube vers les échelons d’une bibliothèque de cailloux, empruntée au poète, le soleil lissant le grain des pages, entre les yeux luisant de porphyre qui me regardaient absorber la mort lente liquide distillée dans des veines inconnues...
Lire la suiteUne conne m’a dit un jour qu’il fallait un décodeur pour me lire, je prends ça comme un compliment, la boîte en question s’appelle crânienne et le réglage entre les oreilles dépend de l’orientation, du sens du vent dans les antennes perceptrices, et de...
Lire la suitedes hauts et des bas qu'on retire avec le soin du fil, un trait lent , doux, patient comme une tisseuse de toile, immobile attente et soudain le vif, le trait de vie qui se débat, lutte et accepte l'immobile clarté de la mort. août 12
Lire la suiteau fil du temps compté sans voix, je suis ton heure doucereuse, remontant le cours de la vie passée à compter les ors de la souffrance, les billets doux des hivers à attendre la mort, le savoir de la vitesse, le moment de suspens de note blanche puis...
Lire la suiteon apprend qu'x est mort, la disparition d'y, il n'y a plus d'abcisse, ça fait désordonné, le scope oscille vers la pente, pas de courbe hélas. juil.12
Lire la suitePetit pépin noir luisant de ta pupille, trouble semé dans un regard où germe le sentiment, comme un étranglement, et ma gorge serrée par un poing intérieur. Tu ouvres mon lit de douleur, apportant chaque jour un paysage d’Italie. Je souris calmement au...
Lire la suiteTout d’un bloc taillée du chêne ou de l’olivier, elle caresse, effleure, lie et délie crèmes et sauces, lisse purées et mousses, parfois elle pend , au mur ou au nez des perdants, symbole elle devient, écrivaine d’histoires futiles souvent dures à avaler,...
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