L’orange pleure sous la lame des larmes invisibles, acidulées, comme si elle défendait de l’attaque, immobile, pressée d’en finir en beauté, le couteau ne fait pas de quartiers et tranche dans le vif, libérant une oraison dorée, arc en ciel invisible...
Lire la suiteLes deux moitiés d’une pomme s’assemblent autour d’un cœur de pépins brillants, espoirs d’avenir terrien, repoussé au jardin du lendemain, rêve de sève, de feuilles, de téguments ligneux. Demain, qui sait, au fond du jardin… Nov 11
Lire la suiteUn sable noir chargé de cris coule dans les veines que l’on m’a attachées à l’extérieur de mon corps. Je hurle et rien ne s’entend, je pleure et rien ne coule. Les pas, le silence, les pas, la nuit. Longue et courte à la fois. Ecoulements. Le temps liquide,...
Lire la suiteClore, lentement laisser se distendre les ligaments de la mémoire, lieu vaste et flou fait de reflux, de soudaines apparitions surgies de rencontres sans ordre ni raison, dans les tubulures du hasard. Eclore, percer le mystère du jour, ouvrir une voix...
Lire la suiteAucun poème ne t’écrira, aucune fleur ne te sentira, aucun rêve ne te réveillera, aucun réveil dans mes bras pour toi, aucune larme ne versera sur toi, sur ton souvenir amer, à décolorer la photo de ma vie où le soleil te fanera, papier brûlé sans feu....
Lire la suite"Rien de plus cher que la chanson grise Où l'Indécis au Précis se joint." P. Verlaine Parfois, c'est presque là, à deux doigts, si proche, comme une palpitation insaisissable, mais urgente, les mots poussent de partout, imprégnés de souvenirs, de lectures,...
Lire la suiteMots cousus de soie bleue comme tes lèvres ouvertes, vocable tendu vers une aspiration, absinthe sacrée, sainte sucrée comme tes lèvres, mot donné d’une vague de corps, spasme, où la peau fibrille, nerf ou muscle tendu, image de l’autre sexe inachevé,...
Lire la suiteJe descendais vers le verger, mes pas comme guidés par un souvenir de brune, je cavalais des montagnes de soupçon, des fardeaux maquillés, des eaux je traversais l’ennui au milieu d’une apaisante solitude rythmée par le vent qui nomme les feuilles, les...
Lire la suiteVive le capitalisme ! Quand je pense qu’il y a des hommes qui spéculent sur la misère, la dette, la mort de l’autre, des êtres dits humains qui n’ont d’amour pour l’humanité que ce qu’elle peut leur rapporter comme un chien de rapport, une maison de rapport,...
Lire la suiteCe moment fugace où l’archet se soulève et, lentement suspendu, accompagne la dernière note vers le silence, tendu, exprime la vérité profonde et insaisissable de la musique, entre la persistance de la mémoire et le non-être de l’après. L’après où il...
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