Sous ta jupe y’a le printemps et des mecs en goguette qui reluquent ton cul à s’dévisser la tête. Sous ta jupe y’a des rêves, la caresse du vent, l’espoir d’un ailleurs, comme un parfum d’Espagne. Sous ta jupe y’a la mort, y’a le bien, y’a le mal, et...
Lire la suiteY’a une p’tite fleur qui pousse boulevard des allongés, et y paraît qu’le soir, le soir au fond du tard, cette fleur tu peux la voir. Y’a des flammes qui dansent boulevard des allongés, des sarabandes et des gigues, et y paraît qu’le soir, quand il fait...
Lire la suiteAndalouse clarté, grappes de notes sur la rauqueur du souvenir. Tu chantes encore, ta cigarette, et ton saxo, sans vibrato, nu sous la peau et les rides de ton sourire. Un jour je t’ai croisé, t’en souviens-tu ? Tu achetais du miel sur un étal Saumurois,...
Lire la suiteaux morts renaissants, un chant en mal d'aurore, une démangeaison à faire vibrer l'Espagne, tournez robes gitanes, dansez volutes graves. juillet 10
Lire la suiteYour porcelaine eyes looking at the skies purple rivulets of bloated anger tell stories of atrocious wastelands in nowhere now for ravens to pick. They, like hovering scavengers edge flying by the memories of your moves. Pinching winds scatter folded...
Lire la suiteSous le pommier penché, une assemblée de merles. Plumages gonflés d’hiver, certains sautillent, d’autres immobiles se gorgent de soleil. Certains semblent danser et s’élèvent en l’air, plastron contre plumage avant de retomber et s’éparpiller alentour....
Lire la suiteLe bol est dodu, solide, rassurant. Avec ou sans oreilles, on le prend à pleines mains, faisant corps à la table. Bol honnête, on l’approche en entier de la bouche, on y plonge le nez. On le pénètre, on l’élève et ce faisant on hume les senteurs et fumées...
Lire la suiteTe souviens-tu mon frère d’un soir d’hiver il y a cent ans, un soir d’école presque buissonnière, de sol gelé luisant comme une lame noire ? Les crampons sous nos chaussures nous donnaient l’illusion que nous étions des alpinistes de plaine, et le fleuve...
Lire la suiteA une encablure des rives où le circonflexe s’est accroché comme un filament blanchâtre soyeux, le fleuve, le seul fleuve de ce continent, sauvage et presque immobile, semble pousser des charrois de sable, on disait la grève au cul dangereux, traître...
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