as pulses of memory lace the bloodlines in my hand into landscapes of rippled skin, I feel the urge to touch the veil, the velum, the imperfection of paper, the heart of the tree offered but never white. Something will come out, as if the silent organic...
souffrir, glisser de l'insouciance à la violence de la perception, crier, vociférer, serrer les dents, réagir, apprendre, tolérer. Souffrez madame...faire accepter à l'autre la douloureuse épreuve de la contradiction. Dire contre avant que le silence...
why don't I feel the splinters and the nails, the wooden sinews across my back? Are we so late that we must part and leave but words of forgiveness? Only a gentle printlike bruise remains like when we were kids playing emphatic deaths, resuming into a...
On est dans l'ère du trop, de l'abondance, de l'excès, du trop, du trop plein. De l'excès à l'excessif, il n'y a qu'un pas et on bascule vite dans le vide. le trop passe la borne du normé, du normal, de l'acceptable, concevable au sens. L'excès de qualité...
pensée du jour, éphéméride, lapidaire délapidation de la pensée, béquille offerte aux mal-pensants, comme une hostie offerte par un gourou, un grand prêtre, à celui incapable de voir le jour sans peur, d'affronter la lumière sans guide, ou l'obscurité...
j'écoutais l'autre jour une émission spéciale sur une radio de service public où l'on exhumait des archives sonores d'il y a 40 ans. Retour à mon adolescence, sentiment très intense d'un moment de l'histoire où le personnel se noie dans le collectif,...
exorcisme du bois de supplice retournement de situation le vaincu mange la merde du vainqueur, lui vole sa magie. le signe philtre l'aube camouflée en crépuscule, l'araignée devenue symbole pactise avec le rien des chiens qui l'ont vue naître et n'être...
comme je passais dans une vitre étrangère, je vis soudain le reflet d'un sourire client, et je me pris à envisager un bref moment d'admiration, puis revenant à la réalité de l'urbaine puanteur je saisis mes sens encore vifs pour les rediriger vers l'obscur,...
on vit, on meurt, on ne sait pas qu'on vit, on ne sait pas qu'on meurt, il faut se perdre pour se trouver, et naître de la déchéance, comprendre enfin qu'il n'y a rien, que la chute est en nous et qu'il est faux de la croire grande, on perd on se perd,...
Un couple de tourterelles joue sur la route bombée qui traverse le village D’un battement métallique les deux se poursuivent de la route au toit d’en face Du toit à la glycine exubérante, et de là se perdent en roucoulements printaniers. Je les observe...
mauvaise passe, coup de grain dans la glace, fin des maux, mot de la fin, appel d’air dans le corridor du soir, grisou sans bruit, murmure de la nuit, extinction des feux de la rampe qu’enfant on rêvait de glisser sous son ventre, mauvaise donne, un père...
Ces cités où je voyais ton ombre, ton nombril même pas percé comme une artère Cette allée où je n’ai pas pu résister à la pelle que tu m’as roulée Dans la farine de tes doigts de fée pâtissière Ces aller et venues devant ta boutique éclairée A saliver...
J’ai vu se faufiler dans les filets des poissons-lunes en plein soleil, truites arc-en-ciel avant la pluie, et des tas d’autres oiseaux bizarres, des bigarrés, des biscornus, au plumage à l’envers, des becs crochus longs comme des bras de pickpockets,...
On a chanté Ostende et les chevaux de la mer qui se ruent à l’assaut des promeneurs, les ports du nord, gris métallique où traînent des souvenirs de cargos huileux, les dunes au ciel mêlées tristement indécises, les briques sales des maisons basses cachant...
Ça meurt sec dans les pays humides. Aux nouveaux conquistadors qui croient que la terre appartient à ceux qui la volent et que la raison du plus fort est toujours la meilleure, à tous ceux qui se mouchent dans l’avenir afin de mieux respirer le présent...
la nuit respire de ses poumons de flanelle une brume sourde qui monte de la terre, les oiseaux ont suspendu leur vol, seuls les arbres bruissent et s'entrechoquent parfois comme des bateaux enlisés aux mâtures penchées. Nul ne les voit sombrer, ils s'enveloppent...
All the cranks in his face, and all the crevices, the written sorrows on the skin vanished in a puff, released from the tensions of life, and he became the child he was, as smooth and silky as a mother’s kiss, ready to go sauntering a happy pathway with...
le crâne lisse oublie les souvenirs échevelés, les courses contre la pendule et les montrés du doigt, la vitesse des jours défile à la vitesse des nuits et les nuits sans sommeil au sommeil sans nuit se préparent. Il reste l’énergie, le sourire, le défi,...
« Nous sommes libres parce que nous bougeons. Nous venons d’une blessure qui s’appelle la solitude et allons vers une autre blessure qui s’appelle la mort. » Carlos Fuentes Caprice de yeux plissés comme une vieille peau de pute remontant ses fesses le...
Je nais dans le tranchant du livre Ouverture étoilée Filant doux sous la pulpe du pouce De ces flip books d’enfants Rêves infinis de noir et de blancs Je suis mémoire de chagrin Animal au bourreau livré, lié relié offert Enfin ouvert Fenêtre où le dedans...
Nous entrons, nez au vent dans une jeunesse de parfums, ivres pas encore de l’assurance d’un regard, nous flairons l’air humide à la recherche d’une simple à effeuiller, corolle ouverte, tendus vers l’horizon de soleils allongés nous flottons portés par...
Dans tes larmes j’ai vu des reflets de la mer, des nacres perlant une souffrance de ressac, un chuintement marin, balancé comme une houle triste, hésitante, amère. Et j’étais autrefois une idée de la vague, mélancolie du mouvement, offrande de la lune...
Headfirst into the creamy dream of your thighs, I closed my eyes and saw freckled fragments of suns and planets, orbiting in a dizzying flurry, and as my lips started to count and catch the pulsating ways of your milky insides, we both filled with a sudden...
La mort est un picotement malin, un doux frisson à la tombée du soir, un éclat de soleil couchant, la persistance rétinienne d’une forme, un souvenir de matière, la mort est achèvement des sens, ravissement brutal, où le corps se détache du monde, à moins...
Désespoirs de grands arbres jetant des doigts sanguins vers le noir au-delà, crochues malédictions de gravité, ils pointent l’enracinement étoilé de leur grande solitude, où nul amoureux ne passe graver l’éternité dans la vigueur rugueuse et caressée...